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Moïsi (Dominique)

Conseiller spécial à l'Institut Français des Relations Internationales (I.F.R.I.)


Dans son « point de vue » consacré à l'évolution politique des Palestiniens et des Israéliens (« Le Proche-Orient entre deux élections ») et publié en première page de Ouest-France (27 février), Dominique Moïsi passe sous silence les données essentielles du conflit israélo-palestinien : aucun mot sur l'occupation et la colonisation israéliennes, rien sur la politique israélienne d'enfermement des Palestiniens (construction du mur israélien à l'intérieur de la Cisjordanie occupée).
Yves Lemarié - publié le 9 mars 2006


Le 18 juillet, dans le « Point de vue » en page une de Ouest-France, M. Moïsi décrit « deux rêves contradictoires » des Palestiniens et des Israéliens pour ensuite justifier la barrière de sécurité (sans guillemets !) certes « contestable dans son tracé » mais que les « attentats kamikazes de Londres » viennent conforter ! D'emblée M. Moïsi accuse les « violences » des « extrémistes palestiniens » de « faire déraper » le « désengagement unilatéral de Gaza ». Aucune violence ou attentat contre des civils israéliens, ou palestiniens, ne se justifie (et le Hamas n'agit pas à Londres !) mais signalons qu'entre les attentats du 25/2/05 et du 12/7/05, régulièrement rappelés, une soixantaine de Palestiniens ont été tués ou assassinés par les forces d'occupation, des centaines ont été blessés (voire lynchés par des colons de Gaza) et arrêtés (328 en avril). Curieusement, le terrorisme d'Etat israélien qui tue quatre fois plus, depuis septembre 2000 et qui, en plus, détruit habitations, infrastructures, récoltes, arbres… n'est pas cité par M. Moïsi.
François Leroux - publié le 3 août 2005


Au lendemain de l'élection de Mahmoud Abbas au poste de président de l'Autorité palestinienne, l'Ouest-France du 10 janvier a publié en première page, sous le titre « Les trois défis du nouveau Président », un point de vue de Dominique Moïsi, « conseiller spécial » à l'Institut Français des Relations Internationales (I.F.R.I.). Les trois défis qui selon Dominique Moïsi se posent au nouveau président de l'Autorité palestinienne sont 1) « rétablir de l'ordre dans sa maison » et « établir un minimum d'Etat de droit au sein de l'OLP », 2) « reconstituer l'unité politique de son peuple et […] mettre fin à la violence », 3) obtenir la « participation des Israéliens » avec « l'engagement d'Ariel Sharon sur la voie des concessions territoriales ». Si la question de la violence dont ils sont principalement les victimes est de toute évidence la grande préoccupation des Palestiniens, les grands défis réels, immédiats ou à plus long terme, qui s'imposent aux présidents palestiniens d'hier comme d'aujourd'hui ont trait à l'occupation, la colonisation, les droits des réfugiés, les Murs (liés à la colonisation), Jérusalem-Est, les prisonniers. Ces thèmes, très présents dans la campagne électorale de Mahmoud Abbas sont totalement ignorés de Dominique Moïsi. Pourtant ils figuraient dans l'article de Ouest-France (p.2 de l'édition du 8-9 janvier) où on peut lire : « le candidat du Fatah promet aux Palestiniens chassés par Israël en 1948 qu'ils rentreront dans leurs foyers. Il exige que Jérusalem soit la capitale du futur Etat palestinien » ; de même, il est rapporté en page 2 de l'édition du 10 janvier que Mahmoud Abbas « a dédié sa victoire à Yasser Arafat, « aux martyrs et aux 11000 prisonniers derrières les barreaux » ».
Yves Lemarié - publié le 26 janvier 2005


Votre article « Peut-on critiquer Israël ? » (Le Figaro, 30 avril 2003) est consacré à l'ouvrage de Pascal Boniface « Est-il permis de critiquer Israël ? ». Sans relever en détail les entorses déontologiques que constituent les attaques ad hominem concernant Pascal Boniface (selon vous, il se livrerait « à une polémique […] faussement modérée », il serait animé d'un « esprit de revanche personnel », il mettrait en avant son « ego blessé » et ferait preuve d'« irresponsabilité ») et les autoqualifications personnelles hors sujet (vous écrivez que vous êtes « fils de déporté » et vous prétendez être « passionnément modéré »), je constate que vous ne rendez pas compte du contenu du livre à l'origine de votre article et que vous exprimez des positions non argumentées qui révèlent un parti pris anti-arabe.
Yves Lemarié - publié le 30 mai 2003


Sans exprimer la moindre réserve, Dominique Moïsi, de l'Institut Français des Relations Internationales, écrit, dans Ouest-France du 12 mai, à propos de l'Etat d'Israël, que restituer des territoires usurpés et respecter ainsi la légalité internationale représentent des « sacrifices déchirants ». En quoi, restituer ce qui ne nous appartient pas peut-il être considéré comme un « sacrifice » ? Dominique Moïsi n'explique pas aux lecteurs le choix de ce terme trompeur qu'il a l'habitude d'employer sur cette question : dans Ouest-France du 2 octobre 2002, il se demande si l'Amérique est « prête à imposer à Sharon les sacrifices territoriaux nécessaires à la reprise d'un dialogue avec les Palestiniens au Moyen-Orient » et dans Ouest-France du 8 avril 2002, il écrit que « seule l'Amérique a les moyens et la crédibilité nécessaire pour imposer une solution qui impliquera de grands sacrifices pour les deux adversaires [(Israël et les Palestiniens)] ». Employer de façon répétée un terme trompeur sans l'argumenter est une façon de conditionner les lecteurs.
Yves Lemarié - publié le 19 mai 2003


Monsieur Dominique Moïsi, dans son Point de vue (Ouest-France du 12.05.03) indique au sujet du conflit israélo-palestinien que « les données d'un accord possible sont bien connues et toujours les mêmes ». Lorsqu'il inclut dans ces données : « la terre contre la paix et la fin de la violence », c'est le cadre de référence du droit international (notamment les résolutions 242 et 338 de l'ONU) et de la feuille de route : on ne peut qu'y souscrire. En revanche lorsqu'il ajoute à ces données : « l'abandon des colonies de peuplement contre le renoncement du droit au retour pour les Palestiniens » ce sont des données personnelles et étonnantes de la part d'un directeur adjoint de l'institut français des relations internationales.
François Leroux - publié le 18 mai 2003


La presse écrite
Une occupation et une colonisation absentes de l'analyse de la situation - Le choix d'établir une symétrie entre occupants et occupés - La recherche d'une solution non contraignante pour Israël - L'explication par l'irrationnel - Des omissions sur la questions des colonies - Une tendance à attribuer la responsabilité des violences aux occupés et colonisés - Le mythe de l'offre généreuse
Les médias vus par les médias
Les présupposés d'un dossier consacré au traitement médiatique de la question israélo-palestinienne - Le mythe des médias pro-palestiniens
Les prises de position d'intellectuels
Un entretien avec Alain Finkielkraut dans Marianne - Un entretien avec Bernard-Henri Lévy dans Le Figaro - Un point de vue de Dominique Moïsi dans Ouest-France - Un ouvrage de René Rémond - Un dossier intitulé « Le conflit du Proche-Orient - Juifs de France : dix témoignages »
Les prises de position de responsables politiques
Un responsable socialiste anti-palestinien - Le point de vue d'une personnalité de l'U.M.P.
publié le 25 octobre 2002


Dans votre article « L'inquiétant contraste américain », vous vous demandez si l'Amérique est « prête à imposer à Sharon les sacrifices territoriaux nécessaires à la reprise d'un dialogue avec les Palestiniens au Moyen-Orient » (Ouest-France, 2 octobre 2002). Déjà, dans le même journal, le 8 avril, vous aviez écrit que « seule l'Amérique a les moyens et la crédibilité nécessaire pour imposer une solution qui impliquera de grands sacrifices pour les deux adversaires [(Israël et les Palestiniens)]  ».
Yves Lemarié - publié le 12 octobre 2002


L'usage de concepts flous
Terrorisme - Accord - Dialogue, renoncement, négociation - Symétrie, sacrifice - Neutralité, espoir - Paix
Un point de vue pro-israélien
Un point de vue anti-palestinien
publié le 26 juin 2002