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Fottorino (Eric)

Journaliste au Monde


Dans votre billet paru dans Le Monde du 2 juillet dernier au titre des suprêmes surprises de l'été, vous vous extasiez sur une décision de la Cour suprême israélienne relative à la révision en retrait d'une faible partie du « mur de séparation » édifié par le gouvernement Sharon en territoire palestinien pour la protection, prétend-il, de la population israélienne. Par quelle perversion du juridique, du moral et du mental ce qui n'est qu'un maigre recul de la transgression du droit, du juste et du bon sens, devient-il sous votre plume une bonne nouvelle accueillie avec soulagement ? Votre sophisme de base, qui doit en cacher d'autres, est d'une surprenante indigence et pourrait s'énoncer comme suit : le bien et le bon finissent toujours par sortir des démocraties, or Israël (mis par vous sur le même pied que les Etats-Unis) est une démocratie, donc Israël ne peut que produire, fut-ce après quelques dérapages, que du bien et du bon. Ainsi nous y voilà ! Par la vertu du juge israélien se pointerait l'amorce du règlement du conflit israélo-palestinien.
Louis-Jean Duclos - publié le 10 juillet 2004


Vos billets, parfois spirituels, sont censés contribuer sur le mode mineur à l'information des lecteurs du Monde et à l'affinement de leur jugement. De ce point de vue un observateur rigoureux du contentieux israélo-palestinien est fondé à relever dans votre contribution du 29 janvier, intitulée « Le magicien Oz » un regrettable alignement sur une approche certes dominante chez les commentateurs libéraux « bien-pensants » de l'actualité proche-orientale mais néanmoins contre-productive parce que erronée.
Louis-Jean Duclos - publié le 31 janvier 2004