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Daniel (Jean)

Directeur et fondateur du Nouvel Observateur


Dans votre éditorial du 1er février, vous rappelez que la création en 1948 d'un Etat juif sur une partie de la Palestine avait été approuvée par une résolution de l'ONU. Puis vous prétendez analyser la position des Palestiniens sur la question du droit au retour. A ce sujet, vous vous étonnez de ce que, contrairement aux Allemands des Sudètes et aux musulmans qui ont fui l'Inde, les Palestiniens, après avoir été expulsés par les Israéliens en 1948, continuent de souhaiter rentrer chez eux et vous écrivez que les Palestiniens auraient ainsi « sacralisé un droit au retour ».
Yves Lemarié - publié le 15 février 2001


Aux heures d'été propices aux relectures de bonnes feuilles, votre éditorial du Nouvel Observateur daté 4-10 juin 1998 m'est repassé sous les yeux. J'en ai globalement apprécié les termes. Les passages relatifs aux différends israélo-arabes m'ont cependant laissé perplexes.
Louis-Jean Duclos - publié le 7 septembre 1998


Dans votre éditorial du 27 août, j'ai relevé la phrase suivante : « Si l'on réfléchit en effet, l'un des aspects vraiment révolutionnaire [des] accords [d'Oslo] est la décision prise par Itzhak Rabin et Yasser Arafat d'entrer dans une logique commune de combat contre tous les extrémistes, tant palestiniens qu'israéliens. » Votre formulation laissant entendre qu'il y a une certaine symétrie dans les accords d'Oslo, je me permets de vous faire les remarques suivantes.
Yves Lemarié - publié le 29 août 1998


Dans la rubrique « Oublier l'avenir ? » de votre éditorial du 4 juin, vous demandez aux Israéliens et Palestiniens d' « effacer une partie du passé » pour ne pas « oublier l'avenir ». Il est regrettable que vous n'ayez pas pris la peine de préciser quelle partie du passé il conviendrait d'effacer.
Yves Lemarié - publié le 17 juin 1998


Dans la rubrique « Nos vérités à Beyrouth » de votre éditorial du 4 juin, vous déplorez qu'en exigeant le retrait inconditionnel israélien du Liban, le Président Chirac semble ne pas avoir pris en considération le fait que « le respect de l'intégrité du Liban devrait exiger - aussi ! - le départ des troupes syriennes du Nord-Liban ».
Yves Lemarié - publié le 5 juin 1998


Dans votre éditorial du 12 mars 1998, citant des propos d'Itzhak Rabin, vous ajoutez à son sujet : «  il y avait soudain un côté Mandela chez ce guerrier visité par la fraternité ». Bien entendu, avec des formulations de ce genre, toutes les analogies, même les plus inattendues, sont possibles.
Yves Lemarié - publié le 18 mars 1998


La lecture de votre journal m'a amené à m'interroger sur la solidité de certaines de vos analyses concernant la situation au Proche Orient.
Yves Lemarié - publié le 2 mars 1998


Votre éditorial du 4 décembre commence par l'évocation de ce qu'aurait été, selon vous, « le secret espoir des négociateurs d'Oslo » : « que les Palestiniens eux-mêmes [puissent] saluer sinon célébrer le cinquantième anniversaire de la naissance de l'Etat hébreu ». S'il est possible d'imaginer les négociateurs israéliens avoir un tel espoir, il est pour autant peu vraisemblable que les négociateurs palestiniens aient souhaité que leur propre peuple salue sinon célèbre le cinquantenaire de ce qui a été pour lui l'amputation de plus de la moitié de sa patrie.
Yves Lemarié - publié le 16 décembre 1997


Dans votre éditorial du 8 août 1996, j'ai relevé la phrase suivante : « [Les Syriens] contrôlent les deux tiers du Liban et font contrôler le dernier tiers par des intégristes à leurs bottes  ».
Yves Lemarié - publié le 11 août 1996


Dans votre éditorial du 11 avril 1996, j'ai relevé les propos suivants : « Lorsqu'on dit aux Israéliens d'évacuer les premiers la partie du Liban qu'ils occupent, et qui constitue la seule portion d'un territoire arabe quelconque d'où l'on peut leur livrer une guérilla, on se moque du monde. Aucun Libanais sérieux, aucun intellectuel égyptien, aucun homme politique syrien n'accorde d'importance à ce genre de propos. » J'ai été impressionné par le caractère catégorique de ces affirmations qui semblent s'appuyer sur votre fréquentation permanente et votre compréhension profonde des élites arabes.
Yves Lemarié - publié le 12 mai 1996