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Tincq (Henri)

Journaliste au Monde


Le Monde du 19 novembre dernier a publié à l'occasion d'une visite du président israélien, Moshe Katzav au Vatican un article de M. Henri Tincq intitulé Le conflit persiste entre Israël et la communauté chrétienne sur les biens ecclésiastiques en Terre sainte. L'auteur y affirme que la signature, en 1993, d'un accord fondamental entre Israël et le Saint-Siège avait été un tournant majeur dans les relations entre le judaïsme et l'Eglise catholique, puis, tout fondamental qu'il soit, qu'il n'a pas encore été approuvé(s) par la Knesset, (douze ans plus tard) et n'a donc pas reçu le moindre début d'application. Il juge utile de reprendre l'appréciation d'une source diplomatique qui attribue « à des rapports d'amour et de haine » les éléments qui opposent la communauté chrétienne [d'Israël et de Palestine] et les autorités israéliennes. Il émet enfin l'hypothèse que l'une des raisons de la lenteur israélienne [à apurer un contentieux foncier somme toute subalterne] tiendrait à la personnalité de Mgr Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, d'origine palestinienne (…) jugé peu favorable à Israël.
Louis-Jean Duclos - publié le 23 novembre 2005


Dans son article intitulé « Auschwitz : la mémoire juive et la mémoire chrétienne » (Le Monde du 30 janvier), Henri Tincq tient les propos suivants : « Mais, au début des années 1960, lors du concile, pas une seule fois le mot "Shoah" n'est prononcé. Pas plus que celui d'Israël, ce qui montre la distance qui restait alors à accomplir par les Eglises dans le travail de mémoire et dans la reconnaissance du lien qui unit le peuple juif avec sa terre et avec l'Etat d'Israël. » Ce faisant l'auteur se pose en théologien censeur d'un travail d'Eglise, enseignant à celle-ci et par là même à l'ensemble des catholiques ce qu'il convenait qu'ils fissent et qu'ils n'auraient fait que tardivement. Il énonce une règle et regrette qu'elle ait été si tardivement observée.
Yves Lemarié - publié le 4 février 2005


Dans votre article « La foi chrétienne jusqu'au martyre » (Le Monde, 5 février), vous demandez légitimement que ne soit pas oublié « ce que coûte encore au vingt et unième siècle le témoignage de la foi ». Vous enchaînez : « chaque confession a ses martyrs ». Et pour illustrer votre propos, vous citez en premier lieu les « chahid dans l'islam, qui se donnent la mort dans les attentats-suicides, sources d'autres morts et de scandales ». Votre expertise en affaires religieuses ne vous met pas à l'abri, apparemment, de commettre en matière d'analyse politique un grave contresens dans la mesure où vous négligez le fait que le "martyre" de ces jeunes gens résulte autant, sinon plus, de leur engagement patriotique que du témoignage de leur foi. Quant aux «  victimes juives du terrorisme […] en Israël », elles sont, dans le combat qui se livre là-bas, des cibles presque toujours aléatoires dont le regrettable trépas n'a rien à voir avec leur appartenance religieuse. Par ailleurs, un chroniqueur un peu méticuleux serait fondé de vous reprocher de qualifier le « terrorisme » palestinien de « quasi quotidien ». En fait de « quotidien », les morts palestiniens le sont bien autrement.
Yves Lemarié - publié le 5 février 2004


Dans votre article « Chrétiens en terre d'islam, musulmans en terre d'Occident » (Le Monde daté du 13 décembre), vous vous demandez pourquoi « tant de chrétiens continuent de fuir le Proche-Orient, berceau de leur tradition », sans prendre la précaution de vous interroger sur les effets éventuellement désastreux des politiques occidentales dans la région :
Yves Lemarié - publié le 17 décembre 1997